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Un album qui risque de décontenancer certains fans et d’en rallier d’autres !ABORTED revient avec ce « Terrorvision » en grande partie composé par leur batteur Ken Bedenne. J’ai failli commencer cette chronique par… Plus… et moins ! Plus de violence ? C’est clair que quand on pense à ABORTED, on est en général face à un brutal death que l’on se prend en pleine tête comme une grosse claque dans notre quotidien. À l’instar de nos chers BENIGHTED, les Belges envoient sévères et si vous n’êtes pas familiers de ce genre de musique, pas la peine d’y tremper vos oreilles… Elles crameraient !

 

 

Pourtant, je trouve qu’ici, ils ont baissé (d’un petit cran), dans la colère ; attention cela reste toujours du très méchant, mais par contre on y rencontre plus de passages vraiment mélodieux (exquisite covinous drama), de riffs auxquels on peut s’accrocher, car ils prennent le temps d’exister, le tout baignant dans une atmosphère vraiment très sombre et glauque. La technicité est au rendez-vous et ils aiment toujours parsemer de-ci de-là leurs compositions d’un tas de flagrances musicales ; « Visceral to the flesh » et son petit riff prenant, « Deep reo » et sa rythmique thrashy, « squalor opera » drainant un léger trait black etc. Mais au bout du compte, le rendu général de cet album pourra paraître à certains afficionado du brutal, peut-être moins acrobatique, évoluant avec une baisse des « aspérités », des circonvolutions, de cette impression que l’on avait parfois à être dans un grand huit où tout allait très vite. Leur fameuse frappe chirurgicale donne plutôt le bénéfice à un coté ambiant, étouffant et angoissant.

 

 

En fait ils se rapprochent plus d’un death classique que d’un raz-de-marée de violence exacerbée, tout en ayant encore de ces sursauts d’agressivité qui leur est propre. En fait avec eux, on s’attend à être malmené, ici, ils vous enveloppent de noirceur vindicative, tout en étant un peu linéaire de titre en titre. Ils perdent un peu de ce caractère qui leur était propre tout en augmentant le côté noir de la Bête. Du coup, ce n’est pas un mauvais album, loin s’en faut, ils font preuve d’un niveau que peut leur envier plus d’un groupe de death et Sven est toujours royal dans sa façon de chanter sa colère : il respire ce qu’il chante. Perso j’aime moins cet album où je ne retrouve pas ce qui me plaisait chez eux ; mais ce ne sera peut-être pas le cas de tout le monde, car artistiquement, c’est toujours d’un haut niveau.

 

 

 

          TRACKLIST:

01. Lasciate Ogne Speranza (0:57)
02. TerrorVision (4:33)
03. Farewell To The Flesh (4:41)
04. Vespertine Decay (6:00)
05. Squalor Opera (4:01)
06. Visceral Despondency (3:32)
07. Deep Red (3:20)
08. Exquisite Covinous Drama (5:01)
09. Altro Inferno (4:49)
10. A Whore D’oeuvre Macabre (3:01)
11. The Final Absolution (5:07)

 

 

 

 

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