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BRUTAL ASSAULT 2019 – JOUR 2

Brutal Assault

Avez-vous lu notre introduction et le report de notre première journée au festival ? Bien ! Nous revoici pour plus de réjouissances, avec une journée bien estivale…

Par nos envoyés spéciaux Stef, Clément & Lucinda.

 

JEUDI 08 AOÛT, JOUR 2

Quel bonheur de voir enfin DIABLO SWING ORCHESTRA, un groupe qui n’a pas pour habitude de se produire beaucoup sur scène malgré la demande ! Un constat s’impose : le fait de ne pas tourner régulièrement a le mérite de conserver leur spontanéité et la fraîcheur de leur jeu. Le groupe s’éclate ce matin au Brutal Assault et semble profiter de chacune des trente minutes dont ils disposent. On croirait presque voir une bande de potes en train de jouer pour leurs potes ! Cette familiarité n’empêche pas leur talent et leur professionnalisme de briller, tandis que ressort leur éducation musicale solide, chacun dans leur domaine.

Autre fait à noter : cinq membres ont l’occasion de prendre le micro, et aucun n’accapare vraiment le devant de la scène. Même si Daniel Håkansson a un naturel de showman (notamment sur Honey Trap Aftermath), on n’a jamais l’impression de voir « le leader et ses musiciens ». De même, l’excellente Kristin Evegård au chant et aux claviers n’est en aucun cas la « frontwoman » et fait réellement partie de cette bande de musiciens.

De cette cohésion naît une ambiance unique, où sont mis en valeur le swing de Voodoo Mon Amour, les voix parodiques de Black Box Messiah, le tango de Lady Clandestine Chainbreaker et le ska de Knucklehugs, excellents titres du dernier album en date, ou encore la décadence de Bedlam Sticks. Il faut dire qu’ils se distinguaient déjà grâce à la trompette, le violoncelle et le trombone. On regrette lorsque le set, beaucoup trop court, touche à sa fin… DIABLO SWING, revenez-nous vite !

 

diablo swing orchestra 2019

Diablo Swing Orchestra (photo : Cédric Heckmann)

 

Un peu plus tard dans l’après-midi, nous voilà postés sous l’Obscure afin d’assister au concert d’OMNIUM GATHERUM. Si on est déçus des lumières, les rythmes engageants entraînent la foule à headbanguer généreusement, et c’est finalement ce qui importe le plus. On est agréablement marqués par le peu (ou l’absence totale ?!) de téléphones levés en l’air… L’audience profite à fond, Jukka Pelkonen s’approche des premiers rangs, fait crier des « Hell Yeah! »… Bref, une véritable « metal party », comme le souligne le chanteur. A noter la présence de Jani Liimatainen, guitariste d’INSOMNIUM et ex-SONATA ARCTICA, qui a rejoint tout récemment le groupe pour les concerts.

 

Pour leur première participation au Brutal Assault, les australiens de THY ART IS MURDER débarquent sur la Jägermeister au son des sirènes d’alerte. Nous voilà prévenus : c’est une déferlante de deathcore qui s’abat sur nous ! Habituellement peu adeptes du style, on doit bien admettre que ça dépote sévèrement. Le chanteur fait participer un public conquis, n’hésitant pas à l’insulter pour lancer de multiples « circle pit » et autres séances de headbang ! Résultat : l’ambiance décolle jusque dans les gradins VIP, et nous voyons même la fosse porter un slammeur enfermé dans son sac de couchage !!! Un groupe qui tient parfaitement la scène sans jamais relâcher la pression. Du tout bon.

 

thy art is murder - 2019

Thy Art Is Murder

 

En quelques années seulement, les américains de SKELETAL REMAINS se sont taillés une bonne réputation dans la scène death. Lorgnant fortement du côté old-school en reprenant tous les codes du genre, le groupe fait implacablement mouche lors de chaque morceau et cela transparaît parfaitement bien sur scène. Les zicos sont heureux d’être là, et le public aussi. Insufflant également une bonne dose de thrash, notamment grâce à quelques solos bien sentis, les compos dégagent une énergie communicative, et le temps passe vite, trop vite, peut-être, surtout lorsque l’on voit le groupe quitter la scène avant la fin du temps imparti… Mais c’était pour mieux revenir en s’octroyant un petit rappel fort sympathique ! Un jeune groupe parfait pour les adeptes du « c’était mieux avant ».

 

Attirés par leur nom étrange, et afin de profiter encore de l’intrigante K.A.L. stage, on entreprend de voir OLAF OLAFSONN AND THE BIG BAD TRIP, groupe 100% instrumental et psychédélique. Et il faut dire que la salle constitue une ambiance parfaite pour ce style de musique : de la fumée est crachée entre chaque morceau, rendant toute visibilité quasi impossible, sans compter que nous ne sommes pas les seuls curieux à nous être massés pour assister au « spectacle ». Les lumières roses complètement diffuses intensifient cette impression délirante et, comme si cela ne suffit pas, on semble entrevoir des silhouettes qui dansent devant la scène, comme pour mieux exécuter un rite païen ! Est-ce que ces danseurs sont en fait des spectateurs s’étant prêtés au jeu ? Nous ne saurions dire. Pour être honnêtes, nous gardons un souvenir confus de ce concert, et il y a fort à parier que c’était l’effet recherché.

 

kal stage - brutal assault 2019

Ambiance fumeuse sur la K.A.L. stage…

 

Il est temps de vous conter cette épopée aux côtés de VARGRAV.

Un brouillard se fait de plus en plus dense et la lumière est moins perceptible. Au loin, une mélopée se fait entendre, comme des litanies pour le dieu Loup. Parmi les sons puissants, on distingue vraiment la puissance des guitares et de la basse, une rythmique très soutenue et une ambiance au synthé des plus immersive.

On retrouve également des sonorités de la scène underground scandinave remise au goût du jour, pour le plus grand plaisir des connaisseurs, mêlé à des samples électro ainsi que quelques passages illustrés par des extraits musicaux du « Seigneur Des Anneaux » ou encore « World Of Warcraft ».

À noter la puissance des chants de Werwolf (SATANIC WARMASTER) accentuant d’autant plus cette incantation. VARGRAV, c’est très bien en studio, mais cela vaut encore plus le détour en live !

 

meshuggah - 2019

Meshuggah

 

On s’attarde quelques minutes au concert de MESHUGGAH, qui dévoile un backdrop élégant et des lumières exceptionnelles. Au départ, le groupe n’est pas très communicatif en dehors de ce mur du son impressionnant, mais les Suédois finissent par exprimer leur reconnaissance. En tout cas, les fans autour de nous réagissent au quart de tour à presque tous les morceaux, à voir leurs headbangs violents.

 

Avec trois albums au compteur, la côte de popularité de WINDHAND a bien monté ses dernières années, et le public est déjà dense devant l’Octagon lorsque le groupe investit la scène. Alors certes, leur stoner/doom n’est sans doute pas des plus original, mais ces Américains possèdent un sens de la mélodie au fort impact émotionnel qu’ils parviennent à retranscrire parfaitement en live. L’ambiance est posée du début et la fin, et ce n’est pas le jeu de scène minimaliste assez particulier de la chanteuse qui nous en fera sortir. En somme : tout à fait le genre de groupe où il n’y a qu’à se laisser porter par la musique. On accroche ou pas, mais pour nous, c’est oui !

 

On achève cette journée bien chargée avec CARPENTER BRUT, qui promet de nous réveiller en cette heure tardive. Et le Français Franck Hueso, derrière ses platines, met bien entendu une ambiance de folie qui va crescendo, avec des tempos de plus en plus rapides. On a droit à un visuel volontairement osé qui échauffe d’autant plus les festivaliers, avec des images piquées dans la pop culture des années 1980 / 1990, les mini-films érotiques, les symboles satanistes ou encore les séquences tirées de vidéos fitness. A l’instar de PERTURBATOR, Franck Hueso ne communique que par sa gestuelle, mais la communion est grande entre lui et le « dancefloor » !

Si certains quittent la foule au bout de deux titres, beaucoup jouent des coudes pour s’y rajouter, comme si assister au show de loin était bien trop frustrant ! Face à la demande assourdissante, on bénéficie en plus de l’excellente reprise de Maniac, qui fait chanter la foule à tue-tête et termine ce set dans l’extase.

Malgré ce regain d’énergie octroyé par ce dernier concert, la fatigue accumulée nous fait tirer un trait sur UNE MISÈRE, qui ferme la journée à 3 h du mat…

 

A très vite pour un dernier article sur les jours 3 et 4 !

 

brutal assault 2019

Photo : Cédric Heckmann

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Photos (hormis lorsque mentionné) : Radek Holeš, avec l’aimable autorisation du Brutal Assault !

 

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