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CHILD OF WASTE – OMER LERAY & THIBAULT TADJER, PARIS, 11/01/2020

Photo promo, Child Of Waste, 2019

Du côté de la scène deathcore française, un petit groupe répondant au doux nom de CHILD OF WASTE commence à faire parler de lui ! En l’espace d’une année, le quintette parisien a sorti un EP et un album, tout deux atypiques, apportant une pierre à l’édifice du deathcore. C’est dans un café de la capitale que j’ai eu l’opportunité d’interviewer Thibault Tadjer (basse) et Omer Leray (chants), pour revenir sur la sortie de leur premier album.

 

Présentez-nous dans les grandes lignes, l’histoire de CHILD OF WASTE ?

Omer : Le groupe a été fondé par Charlotte et Anthony en 2014, suite au split d’un de leur projet death metal. J’ai été le premier à avoir été recruté, car j’ai fait la même université que Charlotte. Puis Jolan nous a rejoint et Thibault très vite après, et là CHILD OF WASTE est né !

Thibault : Les premières compositions ont été faites par Charlotte et Anthony. À côté de ça, Omer a fait des études d’ingé-son et a commencé à composer pas mal de son comme Shelter of Ignorance ou Harvest. On s’est rejoint à la salle de répèt et tout de suite, on s’est dit : « Ouais ça peut marcher ! ».
À partir de là, Omer s’est vraiment lancé dans les compos et je l’ai pas mal épaulé comme pour Promises par exemple. Donc, début 2015, les répétitions ont commencé et en mai de la même année, on a fait notre premier concert dans le bar Les Cariatides.

Omer : Pour la petite anecdote, pendant ce concert, on a joué pour la première fois Autopsy Of A Monster, avec des arrangements différents.

 

Thibault et Omer de Child of waste, 2020

Thibault et Omer

 

Moins d’un an s’est écoulé entre « The Stillborn King » et « Hunger Made Man », quid ?

Thibault : On a mis quasiment deux ans à sortir « The Stillborn King », car on l’a confié à une certaine personne pour qu’il nous mixe l’EP, et on s’est dit que ça serait une bonne idée car ce gars est dans un groupe qui a des très bonnes prods. On l’a payé, mais le résultat nous a vraiment déçus, il n’a pas voulu le retravailler et on l’a eu mauvaise… ça décourage un peu !

Omer : La maquette étant prête, il nous manquait le mix final. Entre-temps, j’ai intégré EARTH TRIP, et j’ai rencontré Martin Gronnier (THE DALI THUNDERING CONCEPT) qui s’est occupé de faire le mixage/mastering d’ « Æther » d’EARTH TRIP. On a discuté ensemble et il m’a proposé ses services pour mixer « The Stillborn King ». Pour résumer, entre le moment où on a commencé l’enregistrement de notre EP et sa sortie, il s’est passé deux ans. On a continué à bosser des nouvelles compos, et même commencé à produire l’album alors que l’EP n’était pas encore disponible ! En plus, je venais d’être diplômé donc je n’avais aucun doute sur mes capacités à mixer l’album.

Thibault : Là où on avait investi de l’argent pour payer deux fois le mixage et mastering du même EP, on l’avait économisé pour celui de l’album et ça nous a bien motivé à tout produire rapidement ! Ça faisait à peu près 5 ans qu’on existait et on avait qu’une démo à notre actif, il fallait qu’on ait autre chose à présenter au risque de passer pour des amateurs.

 

 

Vous allez maintenir cette dynamique ?

Omer : On va essayer (Rires)! On ne va pas non plus se précipiter, mais on va garder le cap. En ce moment, on est en train de bosser sur un single, on a presque fini l’écriture !

 

 

Child Of Waste - Hunger Made Man

Parlez-nous de ce premier album.

Omer : J’ai composé la majorité de l’album et Thibault s’est occupé de quelques arrangements quand j’étais en panne d’inspiration. Je me suis également occupé de l’écriture de toutes les paroles et avec le recul, je me rends compte qu’il s’agit d’une grosse tranche de ma vie, avec des chansons que j’ai composé à des moments où j’étais joyeux et d’autres où j’étais triste, comme le morceau Souvenirs qui est une élégie, et d’autres où j’avais envie de tout péter, comme Hunger Issues ! Pour la thématique de l’album, ça suit inconsciemment « The Stillborn King » qui est la conception de tes espérances et « Hunger Made Man » en est l’épilogue avec des riffs qui se répondent avec ceux de l’EP.
On a choisi comme titre « Hunger Made Man », car, que ce soit dans les différentes civilisations ou religions, la faim peut-être aussi une forme de désir ou des pensées. Par exemple, dans les préceptes catholiques, si tu avais des pensées impures, il fallait te repentir et à l’heure actuelle, c’est pareil dans nos sociétés. Donc ce titre est un coup de gueule pour dire qu’il faut suivre sa faim, ses désirs et d’arrêter d’écouter ce que l’on te dicte.

Thibault : Concernant la pochette, on avait déjà tapé très fort avec celle de « The Stillborn King » (réalisée par Par Olofsson) donc il fallait qu’on en fasse autant pour la pochette de l’album. On a contacté Maxwell Aston qui a un style qui nous a plu à tous et qui nous l’a réalisé. C’est une tour dans une ville abandonnée avec un monstre qui dévore le soleil et ça évoque l’universalité dans le sens où chaque être humain est un monde et qui a un monstre qui tente par moments de cacher ton soleil.

 

 

Sur cet album, il y a des featurings avec trois autres groupes, pourquoi ces groupes spécifiquement ?

Thibault : Au départ, l’album ne devait pas contenir de featuring, j’ai proposé l’idée d’en faire quelques-uns avec les potes comme PROMETHEAN par exemple, vu qu’ils sont de Paris et que ce qu’ils font c’est totalement fou ! On s’était dit que, si un jour, on devait faire de nouveau featuring, ça serait avec Danny de NAKHT et Nico de PROMETHEAN, car en live, ces messieurs envoient du lourd, donc on les a fait venir en studio !
Il n’y a qu’avec Brandon de LET IT ROT où ça a été un peu compliqué vu qu’il habite aux États-Unis… mais dans tous les cas, c’est venu tout naturellement. On voulait surtout faire valoir nos potes et la scène française entre autres parce qu’ils méritent tous de la visibilité, même si on n’est pas tant médiatisé.

Omer : La scène française est vraiment incroyable et on a de la chance de l’avoir, on a été très surpris par rapport aux dernières dates que l’on a fait, de voir des salles comme la Boule Noire ou le Gibus quasi-pleines, sans aucune tête d’affiche avec une notoriété internationale, uniquement avec des groupes locaux !

 

Photo promo, Child Of Waste, 2020

Child Of Waste en 2020

 

Quels sont les retours de l’album ?

Thibault : L’album est disponible depuis le 06/01/2020 et à l’heure actuelle on a que des bons retours, en comparaison à « The Stillborn King » qui n’a pas été la grande claque qu’on attendait. Avant la sortie de « Hunger Made Man », on a eu beaucoup plus de retours sur l’album et notre concert [Hellscale Festival du 04/01/2020] alors qu’il n’était pas encore disponible. On nous a même comparé avec des groupes connus de la scène deathcore.
Sur les réseaux sociaux et via les webzines, on nous a qualifié de brutal melodic deathcore et à côté de ça, il y a pas mal de partage et d’avis qui tombent ! C’est le genre de retour qui touche beaucoup ! De plus, il y a des gens qui n’aiment pas spécialement le deathcore, mais qui nous ont dit : « Je ne suis pas fan de ce style, mais vous les gars, je vous kiffe ! ». Je t’avoue qu’on a encore du mal à réaliser (Rires !).

Omer : Pour l’instant il n’y a pas beaucoup de groupes qui ont le même style que nous, à part FROM DISMAY (Nice) qui s’en rapproche, qui sont sur le label Chugcore. Excepté eux, on en connaît pas beaucoup sur le sol français. Pourtant, on fait du deathcore moderne, mais les remarques qu’on peut recevoir par rapport à ce style sont très souvent péjoratives, voire redondante par rapport à une prod très numérisée entre autres. Là où justement, on arrive à se démarquer c’est qu’on reste, en fin de compte, très old-school par rapport au groove. Bref, on fait ce qu’on a envie d’entendre !

 

 

Quel est l’avenir du groupe ?

Thibault : Pour l’instant on se concentre principalement sur les compositions avenir et on met un peu de côté les concerts, ça nécessite de l’organisation et de la concentration et vu que, très souvent, on gère ça tout seul, ce n’est pas notre priorité actuelle.

Omer : Comme on l’a dit, on travaille sur un single en ce moment qui sera un tournant pour le groupe, on va essayer de viser autre chose et de parler d’amour sous toutes ses formes sans tomber dans les clichés.

 

Thibault et Omer de Child of waste, 2020

Thibault et Omer

 

Merci à vous deux, je vous laisse le mot de la fin !

Omer : Un grand merci à nos fans, à ceux qui vont lire l’interview et qui vont écouter l’album !

Thibault : Merci à tous, si vous avez aimé l’album et que vous arrivez à le comprendre avec les paroles transmises dedans, ça serait vraiment le top !

 

 

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