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Kiss sur la scène du Hellfest Open Air 2019

Samedi, il ne fait pas encore trop chaud, et on laissera le soin à dimanche de nous terrasser par sa chaleur. Arriver au festival dès l’ouverture des portes demande de l’entrainement, du café, et pour ma part, un petit maté… Malgré tout, je n’y arrive pas et passe les portes de la cathédrale à 11h alors que le son de SHAÂRGHOT résonne dans la Temple.

Vu la promo qu’ils ont faite autour de ce concert, on se souvient qu’ils étaient venus l’année dernière en tenue de scène, avaient distribué des flyers tout autour du festival, et avaient bien communiqué autour du concert sur leur page Facebook… Je ne pouvais pas les louper. Les Français sont plus forts que toutes les énergies drink que vous pouvez vous procurer sur le site du festival ! Forts de leur très bon dernier album « Vol.2 : The Advent Of Shadow » le groupe saura électriser le public, et j’ai déjà hâte de les revoir…

Photo d'ambiance au Hellfest Open Air 2019

Hellfest

 

Je fonce voir SKINDRED sur la Mainstage. Les Anglais m’avaient déjà convaincu en 2017 et là, c’était encore mieux. Le groupe multiplie les tournées, et gagne donc en popularité d’année en année et d’album en album depuis « Kill The Power » en 2014. L’arrivée sur la Marche Impériale comme en 2017 ne me rassure pas du tout : j’ai peur de vivre un show similaire. Heureusement, ça sera bien différent, avec bien plus de communication avec le public, que Benji Webbe fera participer sur That’s My Jam, notamment. Un hommage à Keith Flint avant Kill The Power est assuré en faisant résonner Out Space de PRODIGY.

Depuis 2013, le groupe de Tuomas Saukkonen WOLFHEART monte sur la Temple, et en quatre albums, le groupe a su tirer une petite popularité. Preuve en est, il y a du monde. Malgré la chaleur ambiante, le death mélodique jette un froid !

J’adore WHITECHAPEL en album, vraiment. J’aime ce qu’ils produisent, des premiers, qui étaient bien plus orientés deathcore, aux derniers qui se permettent d’être beaucoup plus mélodiques et d’aborder des termes beaucoup plus personnels. Le son de la basse est hyper important dans les albums et ne sera pas bien restitué sur scène, et surtout, malgré l’agressivité de certains titres, le groupe restera presque de marbre sur scène.

Ceci dit, quand on voit Phil Bozeman chanter, on peut se demander s’il a encore envie d’être au sein du groupe… Peut-être qu’il s’épanouira mieux dans quelques années dans un autre groupe, bien que WHITECHAPEL ait beaucoup évolué. En dehors de ça, les titres sont très efficaces, le show reste très carré… Mais c’est une déception pour moi, et c’est la troisième déception que m’inflige le groupe, en quatre concerts depuis 2013. Je continuerai à écouter les albums !

 

Première pause de la journée, j’en profite pour aller manger sur la Warzone où joue MANTAR, le groupe qui mélange black et rock’n’roll. Même si ça a l’air cool vu de loin, l’heure ne s’y prête pas. Au Hellfest, tous les groupes ont leur public, donc les gens sont présents. Je reste une partie du set avant d’aller voir EISBRECHER : les Allemands, qui se font plutôt rares en France, ne sont pas sans rappeler RAMMSTEIN. Alors, c’est un peu plus qu’une pâle copie, comme j’ai pu l’entendre, car le groupe a une vraie popularité en Allemagne et 7 albums au compteur.

L’entrée sur leur tube Verrukt me confirmera que le groupe souhaite captiver les foules avec une setlist de classiques qui ont fait leurs preuves dans le passé, et termineront sur Miststueck emprunté à MEGAHERZ : le chanteur se permettra d’ailleurs une partie rappée, montrant qu’il a plus d’un tour dans son sac, et saluera le public en français à la fin du show.

Eisbrecher sur la scène du Hellfest Open Air 2019

Eisbrecher

Ensuite, je ne veux rien louper de CARACH ANGREN, que j’adore, mais à ma grande déception, l’album de 2015 « This Is No Fairytale » ne sera pas représenté dans la setlist. À la place, nous aurons quatre titres de « Dance And Laugh Amongst the Rotten » et quatre du très bon « Where The Corpses Sink Forever ». Il est plutôt logique de ne pas représenter tous leurs albums puisque chez eux, ce sont plus que des albums : ce sont de vraies histoires, où toutes les chansons ont leur importance dans la narration, et on ne va pas faire de cliffhanger pendant le set !

Les Grecs maîtrisent le show et ont d’ailleurs un effet visuel plutôt bienvenu : le claviériste et les guitaristes sont posés sur des podiums qui monteront et descendront pendant le show. Le groupe a envie d’en découdre, le jeu de scène et les effets visuels sont là pour nous retenir et nous rappeler qu’on est face à une des formations de black metal symphonique les plus prometteuses, et qu’il ne se sont pas inscrits sur les affiches de festivals prestigieux pour rien.

 

Carach Angren sur la scène du Hellfest Open Air 2019

Carach Angren

 

Seul groupe représentant le Portugal, MOONSPELL, qui aura la lourde tâche de faire mieux que lors de leur dernière tournée avec CRADLE OF FILTH. Malheureusement la barre avait été placée trop haut. Aucune surprise, un show tronqué et la lumière ambiante auront eu raison du concert du gothic metal proposé. Leur très bon dernier album « 1755 » tout en portugais, qui retrace la destruction de Lisbonne par les éléments (incendies, tsunamis et tremblements de terre) aura la part belle sur le show. C’est un bon concert pour qui n’a jamais vu le groupe, sinon nous ne sommes pas dupes, nous savons qu’ils sont capables de mieux et de mieux captiver le public avec des effets de lumière et d’éléments scéniques.

En avant pour COMBICHRIST, que j’écoute depuis très longtemps. Autant être franc : l’énergie déployée par les Suédois me scotchera, et ça sera pour moi le premier pit de la journée, à 18h35. Deux batteurs, un guitariste, beaucoup de samples et un son équilibré, c’est ce à quoi on aura droit avec ce concert. J’ai envie d’écrire que le groupe jouera une setlist efficace, mais comment faire autrement quand on a des titres tels que One Fire, Maggots At The Party, ou encore Satan Propaganda ! Les puristes regretteront que le groupe s’éloigne de l’aggrotech des débuts pour se tourner vers un metalcore, voire un metal industriel par moments, mais pour moi, le mélange est bien dosé, et le tout n’est pas incohérent.

 

MYRKUR ayant été annulée, je vais donc pouvoir aller voir la star de la RATP, qui fait de la musique par passion, j’ai nommé Didier WAMPAS, dans une Warzone bondée et irrespirable. Le Roi, comme il se nomme lui même, fera danser le monde avec une bonne quinzaine de titres et tous les classiques, tels que C’est l’Amour, Rimini, C’est politique, Comme un Punk en Hiver et Manu Chao. Si le concert commence bien, il se terminera en apothéose dans le public !

J’arrive au milieu du set de ZZ TOP, sortir de la Warzone est une épreuve. Malgré les années au compteur, les multiples scènes et les albums, la barbe et l’humour sont encore impeccables. Les Anglais, en lançant La Grange, seule chanson que le profane que je suis ait reconnue, se sont permis un petit trait d’humour. ZZ TOP on compris ce que les gens veulent, et font durer le plaisir un maximum. C’est eux qui nous on fait un cadeau pour leurs cinquante ans, cigare à la bouche, avec un son phénoménal, et des basses qui feront trembler le sol… Je n’avais jamais senti  une telle puissance ! C’était un plaisir fou.

 

ZZ Top sur la scène du Hellfest Open Air 2019

ZZ TOP

Il y a beaucoup de monde devant la Mainstage 1 : on parle après tout de la tournée d’adieux d’un des groupes les plus légendaires, et avec une des scènes les plus impressionnantes du festival : KISS a pour ambition d’assurer LE show. Deux heures leur sont données, la scène principale est installée depuis le matin, une autre scène est installée près de la régie son… Tout est présent pour attirer le chaland.

Lorsque le rideau tombe, tous les téléphones sont levés pour filmer l’entrée du groupe : sur des plateformes octogonales qui descendent, accompagné par la musique Detroit, Rock City et des flammes crachées dans tous les sens, le groupe arrive. À vrai dire, deux heures de show, c’est long, quand on n’est pas fan du groupe et que le public ne réagit à rien, à part peut-être les tirs de flammes.

KISS reste très pro sur scène, essaye de communiquer avec le public, et semble s’amuser sur scène. Paul Stanley et Gene Simmons, qui sont dans le groupe depuis 1973, savent encore faire la fête avec le public, et ne se cachent pas derrière des artifices : j’ai été surpris de les sentir très vrais. Les multiples solos de basse et de batterie me raviront, tandis qu’on entend suffisamment les guitares pendant les titres.

 

Kiss sur la scène du Hellfest Open Air 2019

Kiss

Pour en revenir aux artifices, je n’avais jamais vu d’aussi gros jets de flammes (et oui, je suis allé voir RAMMSTEIN). C’était impressionnant, et j’aurais aimé avoir un retour d’une personne à la barrière, car même de loin c’était éprouvant. Pour le coup, on pouvait sentir la chaleur de l’enfer, d’ailleurs les canons à confettis n’étaient pas en reste, et je suis sûr que si l’on cherche bien, on peut en retrouver jusqu’à Nantes !

Je m’étais promis d’aller voir CULT OF LUNA, mais je n’ai pas voulu quitter le concert en plein milieu, passant un très bon moment malgré la longueur (et je pense qu’il m’aurait fallu une demie-heure pour sortir de la foule). Pendant Love Gun, Paul Stanley est monté sur une scène au milieu du public puis est resté pour I Was Made For Lovin’ You. Malgré l’artillerie lourde, le public ne s’est pas tant enflammé que ça… J’irais jusqu’à dire que les applaudissements étaient timides, c’est dire. Je ne comprends pas pourquoi ils n’ont pas su captiver les foules, qui étaient venues en masse. Tout était pourtant réuni pour y parvenir !

 

Kiss sur la scène du Hellfest Open Air 2019

Kiss

Deux scènes, deux ambiances : ARCHITECTS ont retourné la Mainstage 2 en tant que Headliner, et même s’ils n’ont pas fait mieux que GOJIRA la veille, le show était fabuleux. Si le son de la voix me semble trop « pleurnicharde » sur album, ce soir, ça sera beaucoup plus agressif. Il n’empêche que le dernier album « Holy Hell » est une franche réussite.

On profitera de très peu de couleurs en dehors du violet, du noir et du blanc. Les lumières étaient très belles, les écrans, très bien utilisés, et la setlist, aux petits oignons : ils sont entrés avec le très bon Death Is Not Defeat, puis ont embrayé avec le hit Modern Misery pour réveiller les gars, qui en avaient besoin après le show de KISS (moi le premier !). Le public est plus clairsemé, mais le pit est d’une énergie folle.

Un très bon concert pour clôturer ce samedi, il est l’heure de rentrer manger, car ce n’est pas fini… Il reste le « Thrash day » !

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