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NOTHING BUT ECHOES – We Are

Nothing But Echoes - We Are

S’il est un style qui ne supporte pas l’approximation, c’est bien le metal progressif. Bien des formations se sont cassé les dents sur la complexité et l’exigence inhérentes au style.
On regarde donc toujours les albums du genre avec appréhension, ne sachant jamais si le groupe sera à la hauteur du défi. C’est encore plus vrai quand ledit groupe en est à son premier essai comme c’est le cas pour NOTHING BUT ECHOES.

Pochette somptueuses, textes travaillés, univers riche : les nantais semblent à minima avoir de l’ambition. Bénéficiant de surcroît d’une petite réputation dans le milieu, tous les éléments semblent réunis pour passer un bon moment musical.

On ne tarde pas à être rassuré après l’intro et le premier titre  « The Course Of The Disease, Pt.1 » : NOTHING BUT ECHOES ne rejoindra pas la longue liste des formations de prog sans talent ni génie. Assurément, le groupe évolue à un niveau assez insolent pour un premier essai.
Doté d’une production en béton armé, ils nous propose un metal progressif lorgnant vers un post-hardcore moderne mais sans cliché.
Les compos sont complexes mais pas compliquées, s’attachant toujours à rester accrocheuses, dans la lignée d’un chant clair maîtrisé et entêtant. Ici les éléments progressifs viennent nourrir un univers noir, un chaos maîtrisé qui donne une sacré identité à l’album.
Une ambiance omniprésente, aussi bien dans les titres les plus rentre-dedans (« Beyond Your Fears », « The Course Of The Disease, Pt.1 et Pt.2 ») que dans les compos plus longues et travaillées comme « The Final Ride » ou surtout « Silent Evolution », véritable pièce maîtresse de l’album avec ses 10 minutes de pur bonheur.

Le groupe dans son entièreté fait montre d’une solidité sans faille, avec une section rythmique ultra carrée et un duo de guitares incisives et mélodiques. Le chant clair a déjà été cité, mais il ne représente qu’une facette des qualités vocales du chanteur Marc Roquecave. Son chant hurlé est également de très bonne facture, et c’est quand il se trouve à mi-chemin entre les deux qu’il excelle.

L’année touchant presque à sa fin, le temps des tops albums en tout genre va arriver et il n’est pas impossible que NOTHING BUT ECHOES y trouve sa place pour la partie hexagonale. We Are a tout ce que j’aime dans un album de metal progressif avec ses compositions fouillées sans être décousues et cette ambiance froide ultra travaillée. Autant être clair : pour un premier essai, c’est un coup de maître !

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