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THERAPHOSA est un genre d’araignées mygalomorphes, c’est aussi un groupe français constitué de trois amis d’enfance soudés comme les doigts de la main. J’ai reçu ce cd à chroniquer au milieu d’un tas d’autres et rapidement, j’ai craqué sur leur EP …. Theraphosa. Leur musique ? Du metal assez moderne avec des racines qui viennent d’un petit paquet d’influences. Je m’explique. Pris en charge par Jan Rechberger, batteur d’AMORPHIS, c’est à Helsinki, en Finlande, que le groupe a enregistré les cinq titres constituant leur premier opus éponyme, sous le regard bienveillant de ce dernier.

 

 

Cela donne une musique dont la colonne vertébrale est la guitare. Celle-ci peut jouer des riffs qui pourraient coller à du groove metal, voire à de l’Indus. Répétitifs, saccadés, ou à contretemps, pulsés par un feeling assez mécanique, froid et terriblement efficace, comme peut en témoigner mon morceau préféré « the butcher ». Je ne sais pas s’ils connaissent ce groupe de déglingués, mais ils me font fortement penser à ZOLLE, un combo italien de doom / stoner / sludge qui dispensent des riffing assez hypnotiques. Cette six cordes là à plus d’une corde à son arc (facile) et elle sait varier le menu pour amener une certaine tension à leur metal.

 

 

D’ailleurs, on a le droit sur chaque titre, quel que soit le chemin emprunté, à des refrains, des variations où la guitare se fait plus discrète alors que leur musique met en valeur la voix mélodieuse et légèrement en retrait qui porte en elle une atmosphère faussement éthérée. Sur le premier titre, « the king of vultures » elle est claire, à la fois, à dessin, un peu linéaire et porteuse d’une ’émotion quelque peu glacée. Mais quand arrive le second morceau, « The god within », c’est un bon vieux growl des familles qui ouvrent la note et cela fait vraiment plaisir, car on ne s’y attend pas du tout.

 

 

Après, ils reprennent la vieille ficelle du metalcore, en alternant leur bouquet vocal entre colère et lyriques, plus « sages » . Quant à la basse, elle gronde et groove soutenu par une batterie qui pose un certain relief à leur musique tout en ayant une frappe discrète. En fait, on est entre du groove metal et du metalcore sauf qu’ils ont réussi à y mettre leur patte, leur griffe et qu’ils font régner tout au long de cet EP un, je ne sais quoi de transi, de détaché, de lointain, d’angoissant, pas loin d’un post quelque chose !

 

TRACKLIST:

1. The king of vultures

2. The god within

3.The butcher

4. Obsession

5. Leeches

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